Plurium interrogationum

Classé dans : Non classé | 0

Annonces publicitaires :

Un plurium interrogationum est un raisonnement fallacieux qui se présente sous la forme d’une question. Il s’agit en réalité d’une question compliquée à laquelle il est impossible de répondre : car cette question sous-entend quelque chose qui n’as pas été admis. Un plurium interrogationum saute donc une étape, et arrive à une conclusion hâtive qui n’est pas logique.

Voici un exemple de plurium interrogationum :

Julie explique que la terre tourne autour du soleil puisque le soleil se lève toujours à l’ouest et se couche toujours à l’est. Patrick demande à Julie : as-tu vraiment intérêt à raconter de telles bêtises ?

 

Reconnaitre un plurium interrogationum

Ce type de question se base sur des éléments qui ne sont pas clairs, voire carrément erronés. Pour repérer une question de type plurium interrogationum, concentrez vos efforts sur le sens de la question, et posez-vous la question suivante : y-a-t il un sous-entendu implicite ?

Dans l’exemple, Patrick ne prends même pas la peine de masquer sa question plurium interrogationum. Que Julie réponde oui ou non, elle admet que ce qu’elle raconte sont des bêtises. Patrick parle de la terre et du soleil comme étant « des bêtises ».

Ce sophisme peut être déstabilisant, mais on peut y répondre simplement en expliquant le contexte. On peut également décider de ne pas répondre sous prétexte que la question n’as rien à voir avec l’argumentaire. Par exemple, libre à Julie de répondre que son argument n’est pas une bêtise, ou encore d’expliquer à Patrick que la bêtise n’as rien à voir avec ni la terre ni le soleil.

 

Utilisation légitime du plurium interrogationum

Une question de type plurium interrogationum n’as souvent aucun rapport avec l’argumentaire, et n’apporte aucun raisonnement logique à ce dernier. Donc ce type de question, comme tous les autres sophismes, n’as pas sa place dans un débat logique.

En revanche il peut permettre d’aborder un sujet connexe à l’argumentaire et d’étendre le champ de réflexion. Ce n’est pas forcément une arme pour déstabiliser l’adversaire. Quand il est utilisé maladroitement, sans l’intention de tromper la logique, ce n’est plus un sophisme – c’est de la rhétorique.

 

Variantes et dérivés de ce sophisme

Le plurium interrogationum est un sophisme qui se présente sous la forme d’une question et d’un sous-entendu. Il y a plusieurs sophismes similaires, que voici :

L’argument ad hominem : contrairement au plurium interrogationum, l’argument ad hominem est une affirmation qui vise à tromper en s’attaquant à la personne émettant l’argument plutôt qu’à l’argument lui-même.

La double contrainte lien tk : une double contrainte consiste à mettre deux affirmations en opposition (l’une rend l’autre impossible et vice versa) pour sous-entendre que la conclusion est impossible – sans s’y intéresser.

La pétition de principe : une pétition de principe consiste à justifier une conclusion grâce à celle-ci même. Ce sophisme sous-entend que la conclusion est vraie par principe sans s’intéresser à la démontrer (c’est vrai, car c’est vrai).


Annonces publicitaires :